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GUIDE OPÉRATIONNEL – CERFA 15476-04

À compter du 1er janvier 2026, la modification de l’arrêté dit « Espace » marque une évolution très attendue par les exploitants de drones professionnels. Pour la première fois, les vols à caractère professionnel en zone peuplée sont explicitement autorisés en catégorie ouverte, sous réserve d’une déclaration préalable auprès de la préfecture compétente.


CERFA 15476*04 : le guide indispensable pour déclarer vos vols de drones en zone peuplée dès le 1er janvier 2026



Ce qui change réellement au 1er janvier 2026


Cette évolution répond à une attente forte du terrain. De nombreux exploitants utilisent aujourd’hui des drones de moins de 4 kg — typiquement des modèles de type Mavic, Mini ou équivalents — pour des missions professionnelles courantes : audiovisuel, suivi de chantier, inspection visuelle, communication ou relevés simples. Jusqu’à présent, ces usages se heurtaient à un cadre réglementaire français particulièrement restrictif en agglomération.


La réforme introduite par la DGAC vient donc clarifier et élargir le champ des possibles :la catégorie ouverte "professionnelle" redevient un régime pleinement opérationnel en zone peuplée, à condition de respecter un formalisme déclaratif renforcé.


Ce formalisme prend désormais la forme du

, qui s’applique :

  • aux vols professionnels en catégorie ouverte en zone peuplée,

  • mais également aux vols en catégorie spécifique (STS-01, LUC, autorisation particulière).


Il est important de souligner un point essentiel dès le départ : l’utilisation de ce formulaire n’implique pas automatiquement un vol en STS-01. Le régime de vol (Open A1, A2, A3 ou STS-01) doit être choisi en fonction du drone, de la mission et du niveau de risque, et non en fonction du seul support administratif utilisé.


Enfin, au moment de la rédaction de ce guide, le CERFA 15476*04 n’est pas encore intégré à la plateforme numérique AlphaTango. Les exploitants doivent donc, de manière transitoire, remplir le formulaire au format PDF et l’adresser par voie électronique aux préfectures, accompagnés des pièces justificatives requises. Une situation qui rappelle que la réglementation évolue parfois plus vite que les outils numériques censés l’accompagner.


L’objectif de ce guide est volontairement opérationnel : expliquer, section par section, comment remplir correctement le CERFA 15476*04, éviter les erreurs les plus fréquentes, et sécuriser vos démarches préfectorales à partir du 1er janvier 2026.



“Préliminaire important : "ceci n’est PAS une autorisation".


C’est une information préalable pour que la préfecture sache qui va faire voler quoi, où, quand, et surtout avec quel niveau de sérieux.”


Section 1 – L’exploitant - CERFA 15476*04


1️⃣ À quoi sert réellement cette section (au-delà de l’administratif)


La section 1 n’a pas pour seul but d’identifier une entreprise ou une personne. Elle sert à permettre à la préfecture de répondre à trois questions implicites :

  1. Qui est juridiquement responsable du vol ?

  2. Cette entité est-elle bien un exploitant UAS déclaré ?

  3. Qui contacter immédiatement en cas de problème terrain ?

Le télépilote n’est pas le sujet ici. Le drone non plus. La responsabilité juridique, oui.


2️⃣ Cas n°1 : l’exploitant est une personne morale (le plus courant)


C’est le cas typique :

  • société (SAS, SARL, EI, micro-entreprise, association, collectivité, etc.)

  • prestation BTP, inspection, audiovisuel, collectivité, industrie


🔹 Bloc « Raison sociale / dénomination »

➡️ Exactement celle figurant :

  • sur AlphaTango

  • sur l’attestation d’assurance

  • sur le Kbis / RNE

⚠️ Erreur classique :utiliser un nom commercial différent → incohérence documentaire.


🔹 Identifiant SIREN / SIRET / RCS / RNE

➡️ Recommandation Elite Drone Group :

  • SIREN si société simple

  • SIRET si plusieurs établissements

L’important n’est pas le format, mais la cohérence avec les pièces jointes.


🔹 Mandataire social ou principal dirigeant

C’est obligatoire, même si ce n’est pas lui qui vole.

À renseigner :

  • Nom / Prénom

  • Date et lieu de naissance

  • Adresse postale

  • Qualité (Président, Gérant, Directeur, etc.)

👉 La préfecture identifie ici la chaîne de responsabilité pénale.


3️⃣ Cas n°2 : exploitant personne physique (indépendant)


Télépilote indépendant = exploitant.

À remplir :

  • Nom / Prénom

  • Date et lieu de naissance

  • Adresse postale

  • Fonction / profession :👉 Télépilote professionnel UAS (clair, sobre)

⚠️ Point de vigilance :le déclarant doit être la même personne que celle figurant sur :

  • AlphaTango

  • assurance

  • attestations de formation


4️⃣ Le déclarant (point souvent mal compris)


Le CERFA distingue :

  • l’exploitant

  • le déclarant

👉 Dans 90 % des cas, c’est la même entité.

Mais le déclarant peut être :

  • un salarié

  • un responsable opérationnel

  • un chef de projet

Dans ce cas :

  • ses coordonnées doivent être complètes

  • il engage l’exploitant par sa signature


5️⃣ Sous-traitance : zone à haut risque si mal remplie


Champ : « Si sous-traitant (identifiant SIREN/SIRET/RCS/RNE) »

À remplir uniquement si :

  • l’exploitant qui vole n’est pas le contractant principal

  • vous intervenez pour le compte d’un tiers (MOE, BET, prod audiovisuelle…)

👉 Dans ce cas :

  • indiquer votre identifiant

  • pas celui du donneur d’ordre

⚠️ Erreur critique :confondre sous-traitant et commanditaire(le commanditaire sera déclaré en section 6).


6️⃣ Contacts : ne pas bâcler, c’est du terrain pur


🔹 Contact général

Peut être administratif.

🔹 Contact impérativement présent et joignable lors des vols

👉 Celui-ci est crucial.

Recommandation Elite Drone Group :

  • téléphone portable

  • personne réellement sur site

  • capable de répondre à la préfecture ou aux forces de l’ordre

⚠️ Mettre un numéro de bureau ou un standard = très mauvais signal.


7️⃣ Bonnes pratiques Elite Drone Group (retour terrain)


✔ Toujours utiliser les mêmes coordonnées (faites un CERFA près remplis) sur :

  • CERFA

  • AlphaTango

  • assurance

  • contrats

✔ Éviter les abréviations fantaisistes

✔ Relire la section 1 comme si vous étiez :

  • un agent préfectoral

  • qui découvre votre dossier pour la première fois


✅ Résumé express – Section 1

  • La section 1 engage juridiquement l’exploitant

  • Toute incohérence = demande de compléments ou refus

  • Ce n’est pas une formalité, c’est une clé de crédibilité


Section 2 – Télépilote(s) en charge des vols et accompagnants

(Fondé strictement sur le CERFA 1547604 et la doctrine actuelle de la DGAC.)*


1️⃣ À quoi sert réellement la Section 2


Cette section n’est pas un simple annuaire de noms. Elle permet à l’administration de vérifier trois choses très concrètes :

  1. Qui pilote réellement le drone

  2. Sous quel statut (salarié / indépendant)

  3. Avec quelles compétences réglementaires, en cohérence avec le régime de vol déclaré (Open ou STS)

👉 La préfecture ne cherche pas un CV.👉 Elle cherche une traçabilité humaine en cas d’incident, de contrôle ou d’enquête.


2️⃣ Qui doit obligatoirement figurer dans cette section


🔹 Le télépilote en charge des vols

Il doit toujours être mentionné, même si :

  • il est dirigeant de la société

  • il est exploitant personne physique

  • il est seul sur site


👉 Un vol = au moins un télépilote identifié nominativement.


🔹 Les autres télépilotes (si alternance ou équipe)

À renseigner uniquement si :

  • plusieurs télépilotes sont susceptibles d’assurer la mission

  • ou si les vols s’étalent sur plusieurs jours avec rotation


⚠️ Erreur fréquente :déclarer “au cas où” des télépilotes non mobilisés → inutile et parfois contre-productif.


🔹 Accompagnant / observateur

À déclarer si présent sur site, par exemple :

  • observateur sécurité

  • aide à la gestion de zone

  • assistant mission


👉 Ce n’est pas obligatoire, mais recommandé dès qu’il y a :

  • environnement complexe

  • public à proximité

  • zone peuplée dense


3️⃣ Comment remplir chaque champ correctement


🔹 Nom / Prénom / Date et lieu de naissance

Rien d’original, mais attention à la cohérence absolue avec :

  • pièces d’identité jointes

  • attestations de formation

  • déclarations précédentes

Une faute ou une variation peut déclencher une demande de complément.


🔹 Adresse postale

Adresse personnelle du télépilote.

👉 Ce champ n’est pas facultatif, même si le télépilote est salarié.


🔹 Employeur (salarié)

À remplir si le télépilote est salarié :

  • indiquer la raison sociale exacte de l’exploitant


🔹 Indépendant (Oui / Non)

Champ très important, souvent mal renseigné.

  • Oui : micro-entrepreneur, EI, indépendant

  • Non : salarié de l’exploitant

⚠️ Incohérence fréquente :“indépendant = non” alors que le télépilote est auto-entrepreneur → signal d’alerte administratif.


🔹 Téléphone portable & courriel

Le téléphone portable doit être :

  • joignable pendant les vols

  • idéalement celui du télépilote sur site


👉 Ce champ est utilisé en cas de :

  • contrôle préfectoral

  • appel forces de l’ordre

  • incident déclaré


4️⃣ Cohérence avec le régime de vol (point clé)


Même si les titres et attestations sont joints en annexe (§7 de la notice), la Section 2 doit être cohérente avec la Section 3 – Régime des vols.


Cas le plus courant attendu en 2026

  • Drone < 4 kg (type Mavic)

  • Mission professionnelle standard

  • Catégorie ouverte A1 ou A2

  • Télépilote avec :

    • certificat Open A1/A3 ou A2

    • justificatifs demandés

👉 Aucun STS-01 requis dans ce cas, et il ne faut surtout pas le suggérer inutilement.


Cas spécifique STS-01

Uniquement si :

  • mission incompatible Open

  • ou risque sol plus élevé

  • ou exigence contractuelle / réglementaire

Dans ce cas, les télépilotes listés doivent tous être titulaires des compétences STS-01 correspondantes.


5️⃣ Bonnes pratiques Elite Drone Group (terrain)


" Ne déclarer que les personnes réellement impliquées" Vérifier la cohérence :

  • statut (salarié / indépendant)

  • attestations jointes

  • régime de vol choisi✔ Utiliser des coordonnées opérationnelles, pas administratives


👉 Une Section 2 bien remplie donne immédiatement une image :

  • professionnelle

  • organisée

  • crédible


6️⃣ Ce que la préfecture lit entre les lignes


Sans le dire explicitement, la préfecture évalue aussi :

  • la maturité de l’exploitant

  • sa compréhension du cadre réglementaire

  • sa capacité à maîtriser une opération en zone peuplée


Une Section 2 claire = dossier fluide.


Section 3 – Régime des vols

(Section stratégique du formulaire – à remplir avec méthode, pas par réflexe)


Cette partie est la plus sensible du CERFA. C’est ici que beaucoup d’exploitants vont se tromper en 2026, soit par excès de prudence, soit par mauvaise interprétation de la réforme.


1️⃣ À quoi sert réellement la Section 3


La Section 3 permet à la préfecture de vérifier une cohérence globale entre :

  • le drone utilisé

  • le type de mission

  • le régime réglementaire choisi

  • les compétences du télépilote


👉 Elle ne sert pas à “se protéger en cochant le régime le plus lourd”.

👉 Elle sert à démontrer que le régime choisi est le bon.

C’est un point fondamental dans la nouvelle doctrine portée par la DGAC.


2️⃣ Les cases proposées dans le CERFA (lecture claire)

La Section 3 propose quatre grands cadres :

  1. Catégorie ouverte

    • Sous-catégorie A1

    • Sous-catégorie A2

    • Sous-catégorie A3

  2. Scénario standard européen STS-01

  3. Scénario standard national S3

    • (cas très particuliers – missions État)

  4. Autres cas

    • LUC

    • autorisation spécifique

👉 En pratique, pour 95 % des exploitants professionnels civils en 2026, le choix se fait entre :

  • Catégorie ouverte

  • STS-01


3️⃣ Cas n°1 – Catégorie ouverte (le cas majoritaire en 2026)


🎯 À qui s’adresse ce choix

  • Drones < 4 kg

  • Missions professionnelles “classiques”

  • Risque sol maîtrisé

  • Pas de survol de rassemblement

  • Hauteur et distances compatibles Open


👉 Typiquement :

  • DJI Mavic / Mini / Air

  • audiovisuel

  • BTP

  • inspection visuelle

  • communication

  • collectivités (hors contraintes particulières)


🔹 Comment cocher correctement

Dans le CERFA :

  • Cocher Catégorie ouverte

  • Puis une seule sous-catégorie :

    • A1 ou A2 (A3 très rare en zone peuplée)


⚠️ Erreur fréquente :cocher plusieurs sous-catégories “par sécurité” → mauvaise pratique.


🔹 Choisir entre A1 et A2 (rappel simple)

  • A1 :

    • drones légers

    • proximité possible de personnes non impliquées

    • exigences formation allégées

  • A2 :

    • distance horizontale minimale

    • formation renforcée

    • usage fréquent avec Mavic > 900 g


👉 Le choix dépend :

  • du drone

  • de la configuration réelle du site

  • pas du CERFA lui-même

🔹 Message clé à faire passer (et à intégrer dans l’article)

Le fait de voler en zone peuplée n’impose pas le STS-01 - La catégorie ouverte professionnelle est désormais un régime pleinement valide, sous réserve de déclaration préfectorale

C’est l’esprit même de la réforme.


4️⃣ Cas n°2 – STS-01 (à utiliser quand il est réellement nécessaire)


🎯 Quand le STS-01 est pertinent

  • Mission incompatible Open

  • Risque sol plus élevé

  • Contraintes opérationnelles spécifiques

  • Exigence contractuelle ou donneur d’ordre

  • Environnement urbain dense non maîtrisable autrement

👉 Le STS-01 n’est pas une obligation générale.👉 C’est un outil, pas un passage obligé.


🔹 Comment cocher correctement

  • Cocher Scénario standard européen STS-01

  • Joindre :

    • accusé de réception de déclaration d’activité exploitant

    • attestations télépilote STS-01

    • cohérence avec Section 5 (aéronef, classe C5 le cas échéant)


⚠️ Erreur critique :déclarer STS-01 avec un drone et un équipage non conformes → rejet quasi certain.


5️⃣ Ce qu’il ne faut surtout pas faire


❌ Choisir STS-01 “pour être tranquille”

❌ Croire que le CERFA impose le STS

❌ Mélanger Open et STS dans un même raisonnement

❌ Adapter le régime au formulaire, au lieu de l’adapter à la mission


La préfecture n’attend pas le régime le plus restrictif,elle attend le régime le plus juste.


6️⃣ Lecture préfectorale implicite


Sans l’écrire, la préfecture se demande :

  • L’exploitant a-t-il compris la réforme ?

  • Sait-il choisir le bon régime ?

  • Maîtrise-t-il son analyse de risque ?


Une Section 3 bien remplie est souvent :

  • fluide

  • non contestée

  • traitée plus rapidement


7️⃣ Résumé opérationnel – Section 3

  • Catégorie ouverte : régime principal attendu en 2026 pour les drones < 4 kg

  • STS-01 : régime complémentaire, pertinent dans certains cas, pas systématique

  • Le CERFA n’impose rien : il formalise un choix déjà justifié opérationnellement


Section 4 – Dates des vols, préavis et gestion des délais


Cette section paraît administrative. En réalité, c’est l’un des points les plus contrôlés par les préfectures à partir de 2026.


1️⃣ Ce que la préfecture cherche à vérifier


Avec la Section 4, l’administration veut s’assurer que :

  • le vol est anticipé

  • la période déclarée est réaliste

  • le préavis minimal de 10 jours ouvrables est respecté(ou justifié de manière crédible)


👉 Cette section est directement liée à la réforme de l’arrêté Espace portée par la DGAC.


2️⃣ Comment renseigner les dates de vols

🔹 Date de début / Date de fin


Les dates doivent couvrir :

  • la totalité de la mission

  • y compris les reports météo prévisibles


Bonne pratique Elite Drone Group :

  • prévoir une plage réaliste

  • ni trop courte (fragile)

  • ni trop longue (suspecte sans justification)


⚠️ Rappel important :Si la durée dépasse 7 jours, une justification spécifique doit être jointe.


🔹 Horaires de survol

À remplir avec logique opérationnelle :

  • horaires compatibles avec le site

  • contraintes du commanditaire

  • règles locales (chantier, riverains, accès)

Le champ :

“Raisons qui ont présidé à la détermination des horaires”doit être renseigné sobrement mais clairement"

Exemples recevables :

  • contraintes de chantier

  • présence du public

  • conditions de luminosité

  • coordination avec d’autres corps de métier


3️⃣ Le préavis de 10 jours ouvrables (point clé)


🔹 Principe général

À compter du 1er janvier 2026 :

  • 10 jours ouvrables minimum

  • hors dimanches et jours fériés

  • sans compter le jour d’envoi et le premier jour de vol

👉 C’est la règle de base.


🔹 Impossibilité de respecter le préavis (nouveauté importante)

Le CERFA introduit explicitement un champ dédié :

“Impossibilité de respecter le préavis de 10 jours”

👉 Cette possibilité existe, mais elle n’est pas automatique.


🔹 Comment justifier correctement un délai réduit

La justification doit être :

  • factuelle

  • vérifiable

  • proportionnée


Exemples recevables en pratique :

  • intervention de sécurité

  • sinistre

  • urgence technique avérée

  • aléas météo majeurs


Exemples à éviter absolument :

  • “demande client tardive”

  • “oubli”

  • “planning serré”


👉 La préfecture apprécie la nécessité, pas le confort.


4️⃣ Vols de nuit (rappel critique)

Le CERFA rappelle explicitement :

"Les vols de nuit hors espace ségrégué nécessitent une dérogation préfectorale distincte"

👉 Ne jamais supposer que :

  • la déclaration CERFA suffit

  • le vol de nuit est “inclus”

C’est un autre dossier, une autre instruction.


5️⃣ Lecture préfectorale implicite


À travers cette section, l’administration évalue :

  • la capacité de planification de l’exploitant

  • son sérieux opérationnel

  • sa compréhension des délais réglementaires


Une Section 4 bien remplie :

  • rassure

  • fluidifie l’instruction

  • réduit les échanges inutiles


6️⃣ Bonnes pratiques Elite Drone Group


✔ Toujours compter les jours ouvrables réels

✔ Prévoir une marge météo raisonnable

✔ Justifier un délai réduit uniquement si nécessaire

✔ Garder une cohérence avec la Section 6 (description des vols)


7️⃣ Résumé opérationnel – Section 4


  • 10 jours ouvrables = règle générale

  • Délai réduit possible mais justifié

  • Dates réalistes = dossier crédible

  • Vol de nuit = procédure séparée


Section 5 – Les aéronefs


Cette section est technique, mais surtout structurante :elle permet à la préfecture de vérifier que le drone déclaré est cohérent avec le régime de vol choisi en Section 3.


1️⃣ À quoi sert réellement la Section 5


La Section 5 répond implicitement à trois questions simples :

  1. Quel drone va réellement voler ?

  2. Est-il conforme au régime réglementaire déclaré ?

  3. Peut-il être identifié et tracé en cas de contrôle ou d’incident ?


👉 Ce n’est pas une fiche commerciale du drone.

👉 C’est une fiche d’identification réglementaire.


2️⃣ Combien de drones déclarer


Le CERFA permet de déclarer jusqu’à plusieurs aéronefs.


Bonne pratique Elite Drone Group :

  • déclarer uniquement les drones susceptibles d’être utilisés

  • éviter les listes trop larges “au cas où”


👉 Plus la liste est ciblée, plus le dossier est lisible.


3️⃣ Comment remplir chaque champ (sans erreur)


🔹 Constructeur / Modèle / Type

À renseigner de façon claire et non abrégée.

Exemples :

  • Constructeur : DJI

  • Modèle : Mavic 3 Pro

  • Type : multirotor


⚠️ Éviter :

  • les noms commerciaux approximatifs

  • les variantes fantaisistes


🔹 Classe C5 : oui / non

Champ stratégique.

  • Non :

    • drone utilisé en catégorie ouverte

    • cas le plus courant en 2026 (Mavic < 4 kg)

  • Oui :

    • uniquement si le drone est effectivement conforme C5

    • cohérent avec un vol en STS-01


👉 Ne jamais cocher “oui” par anticipation ou par stratégie commerciale. La préfecture attend un fait, pas une intention.


🔹 Aéronef captif : oui / non

À cocher uniquement si :

  • drone relié physiquement au sol (tethering – câble)

Cas rare, mais à ne pas oublier si concerné.


🔹 Masse maximale prévue pour les vols

Indiquer :

  • la masse réelle en configuration de vol

  • batteries + capteurs inclus

👉 La masse déclarée doit rester cohérente avec :

  • la sous-catégorie Open (A1 / A2)

  • ou le cadre STS-01

Attention aux accessoires ajoutés, tels que des protections d'hélices.


🔹 Numéro de série

Indispensable. Il permet :

  • l’identification matérielle

  • le recoupement avec AlphaTango


🔹 Numéro d’enregistrement du drone (UAS)

Format attendu :

  • UAS-FR-XXXXXXX (ou équivalent)

⚠️ Champ fréquemment oublié ou mal copié → demande de complément.

🔹 Signalement électronique / identification à distance


Le CERFA distingue :

  • signalement électronique (exigence française)

  • identification à distance (exigence européenne)

👉 Renseigner les numéros réellement utilisés sur le drone déclaré.



4️⃣ Cohérence avec la Section 3 – Régime des vols

C’est ici que les dossiers sont souvent fragilisés.


Cas standard attendu en 2026

  • Drone < 4 kg

  • Classe C5 : non

  • Régime : catégorie ouverte

  • Signalement électronique actif

👉 C’est parfaitement conforme et assumé par la réforme.


Cas STS-01

  • Drone conforme STS

  • Classe C5 : oui

  • Régime : STS-01

  • Télépilotes qualifiés

👉 Toute incohérence ici est immédiatement visible.


5️⃣ Ce qu’il ne faut surtout pas faire


❌ Déclarer un drone qui ne sera jamais utilisé

❌ Cocher C5 “par sécurité”

❌ Mélanger des drones Open et STS sans logique claire

❌ Déclarer un drone non enregistré


6️⃣ Lecture préfectorale implicite


La préfecture évalue ici :

  • la maîtrise du matériel

  • la compréhension du lien drone / régime / mission

  • le sérieux de l’exploitant

Une Section 5 claire = instruction fluide.


7️⃣ Résumé opérationnel – Section 5


  • Déclarer les drones réellement utilisés

  • C5 = fait technique, pas choix stratégique

  • Numéros exacts et cohérents

  • Alignement strict avec le régime de vol


Section 6 – Description des vols et des sites


C’est la section la plus lue par les services préfectoraux. Si elle est claire, le dossier avance. Si elle est floue, le dossier revient.


1️⃣ À quoi sert réellement la Section 6


La Section 6 permet à la préfecture de comprendre concrètement :

  •  le drone va voler

  • pourquoi

  • dans quelles conditions

  • avec quels risques maîtrisés


👉 Ce n’est pas un récit technique.

👉 C’est une description intelligible pour un non-spécialiste.


2️⃣ Organisation par site (logique du formulaire)


Le CERFA permet de déclarer :

  • Site n°1

  • Site n°2

  • puis des annexes si nécessaire


Bonne pratique Elite Drone Group :

  • un site = une logique opérationnelle homogène

  • ne pas regrouper des lieux sans lien géographique ou fonctionnel


3️⃣ Champs à renseigner, un par un (sans jargon)


🔹 En agglomération / À proximité d’un rassemblement de personnes

  • Cocher “en agglomération” si le site est situé dans une commune urbanisée

  • La mention “à proximité d’un rassemblement” doit être décrite factuellement, sans dramatisation


Exemples acceptables :

  • chantier urbain fermé

  • zone piétonne avec public maîtrisé

  • parc public en dehors des heures d’affluence

⚠️ Éviter les formules vagues :

  • “zone sensible”

  • “lieu fréquenté” sans précision.


🔹 Objet précis de la mission

Champ fondamental.

La description doit être :

  • courte

  • professionnelle

  • orientée résultat

Exemples :

  • inspection visuelle de façade

  • suivi de chantier

  • captation audiovisuelle institutionnelle

  • relevé photographique technique

👉 Pas de storytelling, pas de marketing.


🔹 Commanditaire de la mission

Indiquer :

  • raison sociale

  • ou collectivité

  • ou maître d’ouvrage

👉 Ce champ renforce le caractère professionnel, exigé par la réforme.


🔹 Localisation précise

À renseigner sans ambiguïté :

  • code postal

  • commune

  • adresse

  • ou parcelle / site identifiable

Plus la localisation est claire, moins il y aura d’allers-retours.


🔹 Vols exclusivement hors espace public

À cocher uniquement si :

  • l’ensemble des opérations se déroule sur un site privé

  • sans survol ni évolution dans l’espace public

⚠️ Cocher cette case à tort est une erreur fréquente.


🔹 Description du site

Champ clé pour rassurer la préfecture.

À décrire :

  • environnement (urbain, chantier, site clos)

  • accès

  • présence de tiers

  • mesures de sécurisation


👉 Il est possible de cocher :

“descriptif détaillé joint séparément ”si nécessaire (plan, croquis, photos)"

🔹 Aéronefs susceptibles d’être utilisés

Par défaut :

  • cocher “Tous ceux indiqués au §5”

Sinon :

  • préciser les numéros correspondants


🔹 Dates

En cohérence strictement avec la Section 4.

⚠️ Toute divergence est immédiatement détectée.


🔹 Vol en vue / éloignement / hauteur maximale

Renseigner des valeurs :

  • réalistes

  • compatibles avec le régime Open ou STS

  • adaptées au site

Exemple :

  • vol en vue : oui

  • hauteur max : 120 m

  • éloignement : distance opérationnelle maîtrisée


🔹 Autres informations utiles

Champ souvent sous-estimé.

Peut inclure :

  • contraintes locales connues

  • proximité de zone réglementée

  • coordination avec d’autres acteurs

  • plages horaires spécifiques

👉 C’est un champ de crédibilité, pas un fourre-tout.


4️⃣ Ce que la préfecture attend vraiment ici


Sans le dire explicitement, l’administration veut savoir :

  • l’exploitant connaît-il son site ?

  • a-t-il réfléchi au risque sol ?

  • peut-il expliquer son opération simplement ?


Une Section 6 bien rédigée donne une image :

  • professionnelle

  • anticipée

  • maîtrisée


5️⃣ Erreurs fréquentes à éviter


❌ Copier-coller un texte générique

❌ Être trop technique

❌ Être trop vague

❌ Contradire les Sections 3, 4 ou 5


6️⃣ Résumé opérationnel – Section 6


  • Décrire le réel, pas l’idéal

  • Être précis sans être technique

  • Rester cohérent avec tout le reste du CERFA

  • Aider la préfecture à comprendre rapidement


Section 7 – Engagement de l’exploitant et pièces jointes


Cette section est courte, mais juridiquement déterminante. C’est ici que l’exploitant engage sa responsabilité et que la préfecture vérifie la recevabilité finale du dossier.



1️⃣ À quoi sert réellement la Section 7


La Section 7 n’est pas une formalité administrative.Elle a trois fonctions claires :

  1. Attester la sincérité des informations fournies

  2. Confirmer la conformité réglementaire de l’opération

  3. Engager la responsabilité de l’exploitant en cas de manquement


👉 Une déclaration acceptée ne signifie pas une autorisation implicite.

👉 La responsabilité reste entièrement portée par l’exploitant.


C’est explicitement rappelé par la DGAC dans le texte même du CERFA.


2️⃣ Lecture commentée de l’engagement (sans jargon)


En signant, l’exploitant reconnaît notamment que :

  • la déclaration ne vaut pas autorisation automatique

  • il lui appartient de :

    • vérifier la faisabilité réglementaire

    • obtenir les autorisations complémentaires si nécessaires

  • la préfecture peut :

    • interdire le vol

    • ou imposer des restrictions à tout moment


👉 Autrement dit :le CERFA est une condition nécessaire, jamais suffisante.


3️⃣ Assurance : point non négociable


L’exploitant atteste :

“qu’une assurance couvrant les risques liés aux opérations prévues a été contractée”

Cela implique :

  • assurance en cours de validité

  • couvrant :

    • le type de mission

    • le régime de vol

    • le drone utilisé


⚠️ Une attestation non conforme = dossier irrecevable.


4️⃣ Signature : qui signe et comment


🔹 Qui signe ?

  • Exploitant personne physique

  • Ou représentant légal (personne morale)

La signature :

  • engage juridiquement l’entreprise

  • ne doit jamais être déléguée à un tiers non habilité


🔹 Date et lieu

À renseigner au moment réel de l’envoi, pas à l’avance.


5️⃣ Les pièces jointes obligatoires (rappel structuré)


Le CERFA renvoie à la notice associée.En pratique, un dossier complet comprend au minimum :

🔹 Identité

  • Pièce d’identité du déclarant

  • Pièce d’identité du ou des télépilotes


🔹 Exploitant

  • Accusé de réception de déclaration d’activité (AlphaTango)

  • Relevé de situation exploitant UAS


🔹 Aéronefs

  • Extrait AlphaTango des drones déclarés

  • Numéros UAS cohérents avec le CERFA


🔹 Assurance

  • Attestation d’assurance professionnelle drone valide


🔹 Compétences télépilotes

  • Certificat Open A1/A3 ou A2

  • ou certificats STS-01 le cas échéant


🔹 Caractère professionnel

  • Bon de commande

  • Lettre de mission

  • Contrat

  • Marché public le cas échéant


🔹 Documents opérationnels

  • Cartes aéronautiques

  • Plans de vol

  • Mention des ZICAD si concerné(procédure distincte le cas échéant)


👉 Un dossier incomplet = retour automatique, sans instruction de fond.


6️⃣ Bonnes pratiques Elite Drone Group (fin de dossier)


✔ Regrouper toutes les pièces en un seul envoi clair

✔ Nommer les fichiers de façon explicite

✔ Vérifier la cohérence CERFA ↔ pièces jointes

✔ Conserver une copie intégrale du dossier transmis


7️⃣ Résumé opérationnel – Section 7


  • La signature engage pleinement l’exploitant

  • Le CERFA n’est pas une autorisation

  • Les pièces jointes conditionnent la recevabilité

  • Un dossier clair = instruction rapide


CONCLUSION GÉNÉRALE DU GUIDE


La réforme applicable au 1er janvier 2026 ouvre enfin la possibilité de voler professionnellement en zone peuplée en catégorie ouverte, notamment avec des drones de moins de 4 kg. Cette avancée majeure s’accompagne toutefois d’un formalisme préfectoral renforcé, incarné par le CERFA 15476*04.


Ce guide a été conçu avec un objectif simple :

👉 permettre aux exploitants de remplir ce formulaire correctement, sans surinterprétation ni sur-contraintes inutiles.


La logique à retenir est claire :

  • le bon régime pour la bonne mission

  • le bon drone pour le bon contexte

  • une déclaration cohérente, lisible et assumée


C’est cette approche pragmatique, alignée sur la réalité du terrain, que défend Elite Drone Group.






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